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Les opposants à la majorité municipale s’avèrent bien différents des caricatures assénées ça et là, et leurs propositions pour Clamart ne peuvent être réduites à quelques dogmes supposés de « droite ». Ces commentaires réducteurs s’ils conviennent à quelques élus de la majorité ne sont que l’écho de décisions prises par le maire et sont toujours au service d’une énième campagne électorale. Il existe à Clamart des oppositions capables de travailler et de réfléchir ensemble sur d’autres choix pour la ville en matière d’environnement, de logements, d’investissements, de transports et de partenariat avec les villes voisines ou le département. Cette politique de changement profond, de régulation ciblée, concernée par la solidarité, refusant les discriminations est proposée par l’opposition clamartoise dont on ne peut que souligner la diversité. Ces choix qui répondent aux besoins de la ville, conviennent tout à fait aux sociaux libéraux que nous sommes, même si nous souhaitons, et c’est la justification de La Gauche Moderne, contribuer à renforcer encore son aspect social.
La démocratie a connu des jours meilleurs à Clamart. Ce nouveau droit de propriété du maire sur le service communication de la ville pose problème à toutes celles et ceux qui veulent entendre une autre voie que la sienne. Des décisions importantes qui engagent l’avenir de la ville comme les grands investissements (piscine, place de la mairie….), le logement, l’environnement ou le choix de partenaires pour la ville doivent faire l’objet de large consensus auprès de la population. Il n’est plus possible de se contenter d’études dont personne ne connaît les règles exceptés quelques militants de gauche. Il faut proposer sur ces questions le référendum qui permet à tous les représentants des partis et associations et à toute la population de s’exprimer.
La gauche moderne, c’est la volonté :
- de mettre notre ville au diapason avec ses voisines et dans l’élan d’un Grand Paris, de réformer son fonctionnement tout en veillant à préserver ses missions, d’alléger son coût global (qui limite toute marge de manœuvre notamment sociale), tout en améliorant le revenu des agents territoriaux.
- d’accompagner l’école primaire pour lui permettre de limiter l’échec en accompagnant mieux les plus faibles et de rendre, à coût supportable, un meilleur service.
- de mettre en place un « Grenelle de l’environnement local » qui permettrait le lancement de mesures ambitieuses et de long terme favorables à l’environnement et au développement durable dont on commence à voir les premières concrétisations au niveau national
- de mettre en place la lutte contre la délinquance et l’insécurité qui bénéficiera d’abord aux plus modestes aux plus faibles et aux plus fragiles.
Voilà quelques bonnes raisons, parmi d’autres, pour que des responsables, des militants, des citoyens à la sensibilité de gauche, refusant le sectarisme comme le conservatisme, n’aient aucune difficulté à travailler dans l’opposition et à contribuer à créer les meilleures conditions pour une alternance crédible.
Aujourd’hui, les oppositions locales comme le Nouveau Centre, le Parti Radical et même l’UMP portent une grande attention à des idées qui ne sont pas forcément les leurs au départ, qu’on ne retrouve pas dans la pensée de la gauche française, mais qui sont défendues par la gauche européenne. La Gauche moderne qui se reconnaît dans ce mouvement, accueille les sympathisants de gauche qui sont pour la plupart en rupture avec le Parti socialiste, ce parti qui va à vau-l’eau, entre histoires de personnes et bourrages d’urnes. La gauche moderne est guidée non plus par le socialisme, mais par le social. C’est une gauche ouverte, avec des propositions qui vont de la «flexisécurité» à la construction de l’identité, pour enrichir les réformes.
La gauche moderne – Clamart s’adresse a toutes celles et ceux qui ne sont pas attirés par le sectarisme de la gauche classique et ses partenaires. Pour reprendre les propos de Jean Marie Bockel, Secrétaire d’Etat à la justice, c’est un « permis de voter » pour ceux qui ne sont pas d’accord avec cette majorité municipale, mais qui se retrouvent dans nos réformes.
Patrice Roncari


