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Le gouvernement a choisi de placer le débat sur la réforme des retraites sous le signe de la justice. LGM ne peut que s’en féliciter tant cette idée est au cœur de son combat.

1. La justice, c’est permettre à chaque génération de bénéficier des richesses qu’elle crée tout en les partageant de façon solidaire avec toute la société, sans génération sacrifiée, ni favorisée.

2. La justice, c’est permettre à chacun d’organiser sa retraite dans les meilleures conditions, en fonction de son histoire personnelle, de ses goûts et de ses priorités.

3. Chacun est un cas particulier en matière de retraite. Aujourd’hui, et plus encore demain, les Français font et feront, deux, trois ou quatre métiers différents au cours de leur vie. Des régimes de retraite différents par métier ne seront plus supportables.
Une référence commune, unique, tenant compte de la pénibilité des métiers, comme de leurs caractéristiques spécifiques est indispensable.
Chacun doit avoir la liberté de choix entre la durée du travail, le taux des cotisations et la pension qui lui sera versée, à l’intérieur d’un système par point assurant une totale transparence et une totale équité.

4. C’est dans ce cadre de liberté et de responsabilité que peuvent se débattre collectivement et être mis en œuvre les efforts nécessaires de toute la société pour adapter notre système à l’allongement de la vie et à l’amélioration de la santé publique.

Les points retenus par LGM :

1. Age légal de la retraite maintenu à 60 ans, avec la liberté de choix pour chacun, quels que soient le nombre de trimestres acquis, de s’arrêter ou de continuer de travailler dans la plus grande liberté.

2. Augmentation de la durée du travail sur la vie entière, par augmentation du nombre de trimestres à valider pour une retraite complète (une mise en place progressive de ce système est souhaitée).

3. Passer dès que possible à un système de retraite par répartition, calculé sur un nombre de points. Ce système permettra :
a) de mettre en place une nouvelle définition de la notion de pénibilité. Une grille de pénibilité donnera un coefficient applicable aux retraites servies. Cette grille ci-jointe en annexe tient compte des critères professionnels et des critères généraux

b) de permettre mieux la mobilité des salariés entre les différentes professions désormais toutes placées sous le même système à points.

c) d’attribuer des points supplémentaires sur critères sociaux (maternité, années de chômage, etc.)

d) de préparer la marche à l’unicité des régimes de retraite

e) pour faciliter l’emploi des séniors, LGM propose de dispenser les seniors de cotisations sociales patronales, de manière à avoir un effet d’entraînement sur les entreprises.

4. En ce qui concerne les financements complémentaires nécessaires, LGM, partisan de la « flat tax », se prononce pour une augmentation de la CSG (naturellement hors bouclier fiscal).

La Gauche Moderne

LGM pense que les Français sont prêts à accepter une augmentation du nombre d’années travaillées contre la garantie de l’Etat sur le système de répartition.
LGM tient beaucoup à la marche vers l’unicité des régimes de retraites, car seul un régime unifié permettra la mise en place d’une couverture retraites universelle.
LGM pense qu’il serait raisonnable de prévoir qu’un point d’étape devra être fait au moins
tous les 10 ans afin de permettre de réajuster le système en tenant compte des nouvelles
données démographiques et économiques.

La Gauche Moderne, le 6 mai 2010

Tant que le parti socialiste ignorera l’arithmétique, il sera dans l’incapacité à apporter des réponses concrètes à la nécessaire réforme des retraites et donc à gouverner.
Le ratio actifs/retraités n’en finit plus de baisser. De 4 pour 1 en 1950, il est aujourd’hui de 1,8 pour 1, et sera proche de 1 pour 1 en 2050. Ces rapports désastreux pour les caisses signifient qu’une retraite sur dix n’est déjà plus financée.
Contrairement à ce que l’on peut entendre des débats issus du PS et de tous les préalables qu’il pose, ce débat doit être envisager sans tabou. Toutes les options sont ouvertes, tant qu’elles ne pèsent pas sur l’économie par des effets de hausses des cotisations et tant qu’elles ne sont pas injustes socialement suite à des baisses des prestations.
Les données chiffrées fournies par le Conseil d’orientation des retraites (COR) permettent d’envisager avec plus de précision les contours de la prochaine réforme. Mécaniquement, elles conduisent vers une augmentation de la durée des cotisation ou un recul de l’âge de la retraite ou une combinaison des deux.
En se contentant de taxer les stock-options ou les bonus pour combler le déficit de nos caisses, le PS trompe les salariés et hypothèque singulièrement le système par répartition fondé sur la solidarité entre les générations. Une telle mesure rapporterait tout au plus deux milliards d’euros aux caisses ce qui ne peut être un réponse face à l’ampleur de nos déficits qui s’élèveront à 31 milliards d’euros en 2010. C’est méconnaître également une autre réalité. Les stock-options comme les bonus sont des assiettes éphémères et donc risquées pour financer les retraites sur le long terme.
L’espérance de vie a augmenté ces dernières années, jusqu’à gagner un trimestre par an.
La question est : comment financer cette bonne nouvelle ?

Patrice Roncari
La Gauche Moderne – Clamart

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