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Lorsque les arguments manquent, c’est bien connu, les attaques sont basses. Ainsi, les syndicats CGT et aussi CFDT – membres à part entière du COR (Conseil d’Orientation des Retraites) – se cachent derrière leur petit doigt et leurs gros pavés taxant tout réfractaire à la grève de soumis au gouvernement. C’est ce que l’on entend à la tête de partis de gauche et d ‘extrême gauche mais aussi chez nos élus locaux proches du maire à Clamart.
En effet, nul n’a le droit d’être en opposition avec ceux-là même qui revendiquent le droit d’être contre tout.
Il faut savoir notamment que Didier Le Reste, délégué CGT SNCF, en pointe sur la question des blocages, criait à la France entière sur l’antenne de RTL, son indignation quant au salaire qu’il touche après 34 ans à la SNCF. Et nous ne sommes pas loin de partager son indignation. Car il est vrai qu’avec un revenu de 2300€ euros net par mois, pour moins de 35 heures, ce « partenaire social » touche plus que la moyenne des patrons (1850€/mois) qui travaillent près de 70 heures par semaine pour tenter de sauver leurs entreprises et les emplois qu’ils ont créés. Monsieur Le Reste, qui trouve qu’une journée de grève non payée coûte chère, n’imagine certainement pas, lui qui retrouvera son travail quelle que soit l’issue de la grève, ce que coûte une vie de travail à créer une entreprise, y maintenir les emplois qui la font tourner et, ce faisant, financer la solidarité. Il se moque aujourd’hui, de concert avec les autres leaders syndicaux, de ce que c’est que de tout perdre à l’occasion d’une grève, car des règlements sont bloqués dans des sacs postaux, les camions de livraison immobilisés faute de carburant, quand ce n’est pas tout simplement le rideau de fer tiré pour se protéger des casseurs !
Aujourd’hui il convient de dire « NON » à l’indécence de certains propos, à l’irresponsabilité de certaines actions à l’hypocrisie crasse, devant l’absence de tout mea culpa, de ceux qui n’ont rien fait depuis des décennies pour préserver ce qu’ils prétendent défendre en descendant dans la rue.
Le droit de grève est un droit fondamental et constitutionnel. Il n’en est pas de même du droit de blocage que s’octroient quelques catégories privilégiées. L’abus de position dominante et l’attaque portée par les bloqueurs contre les revenus des actifs en position de dépendance et de faiblesse n’est pas acceptable. Or certains leaders syndicaux, dirigeant politiques et élus locaux participent aujourd’hui activement à la destruction de la valeur et du travail, sans lesquels il ne peut y avoir de solidarité et de redistribution.
Oui, il convient de saluer les réquisitions des personnels pour assurer que l’économie puisse tourner. Car la violence est à l’œuvre depuis trop longtemps entre les mains de ceux qui se parent de vertus dont ils sont loin d’avoir fait la démonstration.
La Gauche Moderne – Clamart


