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La Gauche Moderne Clamart.
La Section « La Gauche Moderne Clamart » a été constituée au mois de novembre 2009. Elle revendique son identité social-libérale et s’inscrit dans l’opposition municipale. Dans ce cadre, sa vocation est de contribuer aux conditions d’une alternance locale avec les autres formations politiques qui constituent l’opposition clamartoise. La Gauche Moderne est d’autant mieux placée pour ce combat qu’elle est le lieu naturel de rencontres d’hommes et de femmes venant de tous les horizons. Cette diversité lui permet d’être partout présente dans toutes les strates de la société. Elle favorisera les dynamiques d’ouverture lors des prochaines échéances électorales en apportant un regard nouveau sur le libéralisme et le social.
En ces premiers jours de l’année 2010, je vous propose la lecture des principes qui guideront l’action de La Gauche Moderne Clamart.
Nous devons d’abord admettre que la mondialisation est un fait qu’il est vain de nier. Pour nous protéger des menaces qu’elle recèle, comme la financiarisation de l’économie, nous devons savoir saisir les opportunités de développement qu’elle nous offre.
Le pragmatisme guide La gauche Moderne et non le dogme. En Europe, la social-démocratie et le nouveau travaillisme montrent que la croissance fondée sur l’innovation, le plein emploi, la hausse du pouvoir d’achat, la vitalité des services publics et la santé du pacte social, constituent des réalités.
La Gauche Moderne propose des compromis entre les libertés et les solidarités, les dynamiques individuelles et les régulations collectives, les initiatives de la société civile et le volontarisme de l’État. Parce que le parti socialiste et ses partenaires communistes ne peuvent penser le capitalisme, le marché, l’entreprise, autrement que sur le mode de l’opposition, nous inventons d’autres leviers d’action pour agir en leur sein. Nous refusons la stérilité et l’inaction de ces partis incapables de corriger cette société de marché destructrice des hommes et de la planète. Le parti socialiste a abdiqué face au corporatisme syndical. Il s’est résigné à un étatisme convenu, à une conception centralisée et autoritaire de l’action publique.
La gauche Moderne soutient les dynamiques individuelles et collectives, reconnaît les ressources de la société civile, les vertus de la régulation contractuelle et du compromis. Elle agit pour une puissance publique décentralisée et un État-providence rénové.
Parce qu’il nous faut un social libéralisme réconciliant l’idéalisme et le pragmatisme, en prise sur le monde d’aujourd’hui, la Gauche Moderne est social libérale.
La Gauche Moderne est sociale, car elle s’oppose aux rapports de force et à l’injustice.
Elle donne pour fin la justice et la protection sociale, la réduction des inégalités et la promotion des solidarités.
Elle travaille au partage des biens et des droits à l’échelle du continent et du monde.
Elle défend l’esprit public et dénonce les corporatismes et ceux qui s’en servent.
Elle soutient le principe d’une action collective et volontariste.
La Gauche Moderne est libérale, car elle encourage l’émancipation comme accès à la liberté.
Elle défend la liberté et la responsabilité individuelle, l’autonomie de la société civile, la délimitation de la souveraineté de l’Etat. L’émancipation doit être le fruit des libertés mises en commun, réunies par le débat et la négociation contractuelle, réglées par les normes du droit et l’exercice de la justice. La liberté de la personne, la responsabilité partagée, l’engagement individuel et collectif ouvrent la voie au progrès et à de nouvelles formes de justice sociale.
Être social-libéral, c’est partir du monde tel qu’il est pour le rendre meilleur.
La gauche Moderne reconnaît et assume l’ambivalence du capitalisme et de l’économie de marché : ils sont à la fois le meilleur et le pire.
Elle reconnaît le rôle du marché, lieu de production des richesses à partager et des échanges.
Elle assume la concurrence, source d’innovation, de mobilité sociale lorsqu’elle s’oppose aux avantages hérités et aux monopoles constitués.
Elle sait qu’une société solidaire, dans le monde tel qu’il est, suppose, tout en la dépassant, une économie de marché.
Elle encourage l’autonomie source d’épanouissement et de responsabilité.
Elle encourage l’esprit d’initiative et d’entreprise, source de création.
Pour autant, nous connaissons l’importance des régulations nécessaires à la correction des injustices et nous ne nous satisfaisons pas de politiques d’accompagnement. Bien plus, nous nous opposons à la seule logique de la production et de la rentabilité maximale. Nous refusons une société de marché faite d’une juxtaposition d’individus producteurs et consommateurs, motivés par leur seul intérêt.
Nous soutenons que la croissance est nécessaire mais pas suffisante au développement. Que l’individu est d’abord un être social, une personne possédant des dimensions multiples qui ne se réduisent pas à ses fonctions économiques. Nous avons le projet d’une société solidaire, n’ignorant pas le non-marchand, qui comprenne l’émancipation comme épanouissement partagé.
Foncièrement pragmatique et anti-idéologique, notre social-libéralisme insiste sur le retour aux faits, aux conditions de vie, de production et d’échange, aux rapports de force.
Il s’intéresse aux conditions concrètes d’une liberté partagée. Il cherche à accorder, sous la forme du compromis et de la régulation, le jeu des libertés et l’exigence de justice.
Il défend les conquêtes pratiques du réformisme.
Il témoigne de son engagement démocratique, fondé sur l’autonomie et le pluralisme du corps social.
Il porte ses regards vers le fédéralisme européen et la solidarité internationale.
Ces principes généraux serviront d’appuis à toutes réflexions et actions locales à Clamart.
La Gauche Moderne
Patrice Roncari – Animateur de la section LGM de Clamart.


