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Conditions de travail, stress, retraites anticipées, manque d’effectifs et de moyens, les revendications se multiplient et la surenchère escamote le dialogue social.

A qui la faute ?

Coté salariés, le stress au travail est monté en flèche avec les 35 heures qui leur ont imposé de produire autant sinon mieux en moins de temps. Coté employeurs, avec la hausse continue des dépenses publiques, les charges pèsent encore davantage sur leur activité. Dans un système soumis à la concurrence, les entreprises doivent rester compétitives tout en subissant la pression sociale et fiscale, de l’Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale. En effet, ceux-ci transfèrent leurs dépenses sur l’entreprise, transformant ainsi l’employeur en financier de l’Etat : il doit en conséquence faire toujours plus de chiffre pour faire face à des échéances sociales et fiscales toujours plus lourdes imposées par l’Etat glouton. Les employeurs mettent de facto la pression sur leurs salariés pour qu’ils augmentent leur productivité et répondent aux exigences financières de l’Etat.

Traiter du coût et des conditions de travail nécessite donc de rechercher les vrais coupables pour appliquer les bons remèdes. Faire des recommandations à l’attention des directions et équipes managériales n’est sans doute pas inutile en particulier dans des grandes entreprises qui ont recours à des restructurations de leur organisation. Mais ces recommandations peuvent facilement apparaître comme un gadget si la pression créée par une dépense publique incontrôlée qui augmente plus vite que la croissance, ne baisse pas. Lorsque l’Etat, la Sécurité sociale et les collectivités locales auront rationalisé leurs dépenses, et lorsque les syndicats et certains partis de gauche cesseront de soutenir et d’encourager cette pression en réclamant sans cesse une augmentation des charges payées par les entreprises, les contraintes qui pèsent sur l’employeur seront plus supportables pour lui et ses employés.

Avec une augmentation globale de plus de 60% des impôts régionaux, l’Ile de France prélève chaque année plus de 400 millions d’euros supplémentaires sur les ménages et les entreprises. Alors que la concurrence internationale est toujours plus importante et que les effets de la crise financière pénalisent toujours notre économie, la première cible de l’exécutif de gauche, reste les entreprises vaches à lait…

Au palmarès des régions européennes en matière de fiscalité locales pour les entreprises, la région Ile-de-France, se classe parmi les plus chères. Les régions les plus « amicales » pour les entreprises sont Nord Hollande, Madrid, Barcelone, Dublin où le poids de la fiscalité locale moyenne est inférieur à 100 000€. En Ile de France, c’est 518 000€, juste 5 fois plus !

Rien d’étonnant dans ces conditions que les charges qui pèsent sur les entreprises deviennent insupportables aux employeurs comme à leurs salariés. Aujourd’hui, à entendre les propositions de certains candidats socialistes dans notre département, il semblerait qu’ils ignorent tout de ces réalités

La Gauche Moderne – Clamart

Patrice Roncari

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